jueves, 13 de agosto de 2026

PENSAR, ESCRIBIR, PUBLICAR... PENSER, ÉCRIRE, PUBLIER.




(TEXTE EN FRANÇAIS EN BAS DE PAGE)

Creo que mi última entrada en este blog fue en 2013... Imaginaos todo lo que ha pasado desde entonces. Tres cambios de domicilio, un duelo, cuatro empleos distintos, mucha reflexión, poco tiempo para escribir. Luego llegó la pandemia: adiós trabajo y bienvenida escritura. 
A quienes os habéis acercado al reto de poner por escrito aquello que os ha acompañado durante media vida, no necesito contaros cómo es este proceso: el bloqueo, los miedos, el síndrome del impostor... pero, ese tiempo de recogimiento obligado, me vino de perlas. Por fin tenía tiempo de dedicarme a ello, sin presión, sin obligaciones, sin energía malgastada. 

Hay quienes tienen una imaginación desbordante, una creatividad infinita y son capaces de inventarse mundos y personajes de fantasía, hazañas bélicas y monstruos de las galletas. Yo no. Necesito partir de un tiempo, una realidad concreta, unos protagonistas fiables, una ubicación.  Necesito re-crear diálogos, re-definir esperanzas, re-vivir a mis héroes particulares. El tiempo de investigación es enorme, el estudio de los personajes minucioso, la selección de los acontecimientos, rigurosa. Luego vienen los matices: ningún sinónimo es igual a otro. El tono, intimista, y salpicado de humor resiliente. 
Te lees y te relees mil veces, cambiando palabras, mejorando la puntuación, verificando fechas, ortografía y, después de decenas de relecturas, te sigues encontrando con alguna que otra incoherencia que te hace dudar de tu capacidad... pero, aún así, sigues.

Oigo, muchas veces, decir a amigas y amigos escritores que no saben nunca cómo va a terminar su manuscrito... porque son los personajes los que lo deciden. ¡Permitidme que discrepe! Los personajes evolucionan a lo largo del relato por dónde TÚ los llevas; reaccionan en las situaciones en las que TÚ los colocas. Quizás, por ello sea tan difícil escribir un buen final, sea cerrado o abierto, caso este último en el que se suele dejar colgado a un protagonista, confiando en que quien lea el libro se invente cómo sigue... ya que tú no supiste hacerlo. Hala, ahí te quedas. A mí, esto me produce frustración. 
O el título. Tienes una idea, la sigues y, al terminar tu novela, te das cuenta de que ninguno de lo títulos que habías imaginado se corresponden con el trasfondo del relato. Y, como el revelado de un negativo en la cubeta, de repente, emerge. 

Y sigues: se trata ahora de dar a leer el texto a personas de tu confianza (o no) para que ejerzan de «ojo crítico». Vuelve la inseguridad, por muy convencida que estés de que tu novela gustará.

Pues, queridas y queridos, en este punto estoy. Y en el siguiente, el del más difícil todavía, que es el de encontrar (buscar es más sencillo) una editorial que se interese por mi trabajo. Y digo bien, una editorial, es decir una empresa con vocación literaria y comercial, a cuenta de editor, y no una de los miles de imprentas con veleidades de editoras que empiezan pidiéndote dinero para cubrir sus gastos y que, luego, te dejan a tu suerte, con tus libros en cajas (en el mejor de los casos) y una distribución y promoción deficientes. Porque, seamos sinceras: ¿por qué escribimos, más allá de plasmar vivencias, recuerdos, experiencias? Pues, para comunicar. Para compartir, para regalar un trocito de una, un pedazo de vida, una hebra de pensamiento. ¿Para hacerte rica? Pues, no, pero tampoco para que otros se beneficien de tu deseo de ver tu nombre en una portada. Y sabemos de muchos. Para eso, te vas, directamente a esas empresas que te dejan claro que ellas no ponen un duro, te mandan presupuesto (con o sin corrección, con o sin portada, con o sin distribución) y luego te anuncian que, de los primeros cien libros vendidos, tampoco verás un duro. Y si aceptas, lo haces con conocimiento de causa. Y todos felices. 
O escribes para dejar algo a tu familia, una tirada de 50 ejemplares que imprimes por tu cuenta y que regalas a tus allegados. Pero esto es otro cantar.

Y aquí lo dejo por hoy. Tengo la novela lista para horno, y «solo» estoy en busca del chef que sabrá tratar el producto. Ah, y como el camino es tan tortuoso, la tengo en castellano y en francés, que para algo sirve que una sea bilingüe.

La paciencia vino a buscarme
y, en voz muy baja, me dijo
que lo más bello del mundo
nace despacio,
como una flor que se abre
en el silencio, la ternura
y la luz serena del tiempo. (Tahlia Hunter)



EN FRANÇAIS

Je crois que ma dernière entrée sur ce blog remonte à 2013. Depuis, il s’est passé tant de choses qu’il serait difficile d’en faire l’inventaire sans perdre le fil : trois déménagements, un deuil, quatre emplois différents, beaucoup de pensée en arrière-plan, et trop peu de temps pour écrire.

Puis la pandémie est arrivée. Le travail s’est éloigné, et l’écriture a repris sa place. À celles et ceux qui se sont un jour lancés dans l’entreprise délicate de mettre en mots ce qui les accompagne depuis la moitié d’une vie, il n’est pas nécessaire de décrire le processus : le blocage, les peurs, le syndrome de l’imposteur, cette sensation tenace de ne jamais être tout à fait légitime. Pourtant, cette période de retrait forcé m’a offert un luxe rare : du temps. Du temps pour écrire sans pression, sans obligation, sans cette dispersion qui use l’énergie et éparpille l’élan.

Il y a des écrivains qui inventent des mondes, des personnages de pure fiction, des épopées imaginaires et des monstres sortis de nulle part. D’autres, au contraire, ont besoin d’un socle plus tangible : une époque, une réalité précise, des figures crédibles, un lieu ancré dans le réel. Je fais partie de ceux-là. J’ai besoin de reconstruire des dialogues, de redonner corps à des espérances, de faire revivre mes héros intimes. L’écriture devient alors un travail de mémoire et de patience : une enquête, presque, où l’exactitude des faits compte autant que la justesse du souffle. La recherche est longue, l’observation des personnages minutieuse, le tri des événements rigoureux. Puis viennent les nuances, et avec elles les exigences du langage : aucun synonyme n’est tout à fait l’équivalent d’un autre.
 Le ton se veut intimiste, traversé d’un humour discret, résilient. On se relit sans fin, on corrige une phrase, on resserre une ponctuation, on vérifie une date, une orthographe, un enchaînement. Et malgré les dizaines de relectures, une incohérence surgit encore, comme pour rappeler que l’on n’a jamais fini de douter de soi. Mais on continue.

J’entends souvent des écrivains dire qu’ils ignorent jusqu’au bout comment leur manuscrit s’achèvera, comme si les personnages eux-mêmes en décidaient. Je ne partage pas cette idée. Les personnages évoluent selon la manière dont on les conduit ; ils réagissent aux situations qu’on leur impose. Peut-être est-ce là ce qui rend si difficile l’écriture d’une fin juste, qu’elle soit ouverte ou fermée. Dans le cas d’une fin ouverte, on laisse souvent un protagoniste en suspens, comme abandonné à l’imagination du lecteur, parce qu’on n’a pas su, ou pas voulu, lui offrir une issue plus nette. Et cela, pour ma part, me frustre.

Il en va de même pour le titre. On part d’une idée, on la suit avec obstination, et lorsque le roman s’achève, on découvre qu’aucun des titres envisagés ne rend vraiment compte de son véritable fond. Puis, un jour, comme l’image qui apparaît lentement au développement d’un négatif, le bon titre surgit enfin. Alors commence une autre étape : confier le texte à des lecteurs de confiance — ou non — pour qu’ils jouent ce rôle si précieux d’œil critique. L’insécurité revient aussitôt, même quand l’on croit fermement à la force de son roman.

Eh bien, chères lectrices, chers lecteurs, j’en suis là.
Et me voici désormais à l’étape suivante, sans doute la plus difficile : trouver — car chercher est, en vérité, plus simple — une maison d’édition susceptible de s’intéresser à mon travail. Je parle bien d’une maison d’édition, c’est-à-dire d’une entreprise ayant une vocation littéraire et commerciale, portée par un véritable travail éditorial, et non de l’une de ces nombreuses imprimeries qui se parent des habits de l’éditeur, commencent par demander de l’argent pour couvrir leurs frais, puis laissent l’auteur à son sort, avec ses livres en cartons — dans le meilleur des cas — et une diffusion, une promotion, bien souvent défaillantes.

Car, au fond, pourquoi écrit-on ? Au-delà du geste de fixer des souvenirs, des expériences, des fragments de vie, il y a le désir de communiquer. De partager. D’offrir un morceau de soi, une parcelle d’existence, un fil de pensée. Écrire pour devenir riche ? Certainement pas. Mais pas davantage pour que d’autres profitent de ce besoin légitime de voir son nom sur une couverture. Nous connaissons tous ces circuits où l’on vous dit très clairement qu’aucun investissement ne sera fait de leur côté, où l’on vous envoie un devis — avec ou sans correction, avec ou sans couverture, avec ou sans distribution — avant de vous annoncer que, sur les cent premiers exemplaires vendus, vous ne toucherez pas non plus un sou. Si l’on accepte, au moins le fait-on en connaissance de cause. Et chacun, alors, peut se dire satisfait.
Ou bien l’on écrit pour laisser quelque chose à sa famille : une petite édition de cinquante exemplaires, imprimés à ses frais et offerts aux proches. Mais cela est une autre histoire.

Je m’arrête ici pour aujourd’hui. J’ai le roman prêt à mettre au four, et je suis désormais à la recherche du chef coq qui saura en reconnaître la saveur. Ah, et étant donné que le chemin est si tortueux, je l’ai en français et sa version adaptée en espagnol : il faut bien que mon bilinguisme serve à quelque chose.

La Patience m’a rendu visite,
Elle m’a murmuré que les belles choses demandent du temps pour éclore,
Et qu’elles croissent lentement, dans la stabilité. (Tahlia Hunter)

miércoles, 31 de octubre de 2012

Debate sobre alumnado inmigrante:
Xavier Besalú, Begoña López, Luis María Cifuentes, Martina Tuts. (escuelasinterculturales.eu)



viernes, 26 de octubre de 2012

Renovar, innovar, repensar

Llevo mucho tiempo sin escribir nada en este blog.  Quizás porque ambos necesitábamos un tiempo para repensar y repensarnos. Quizás porque la vida nos lleva a ambos a cruces de camino en los que, para seguir caminando, hay que ir más ligeros de equipaje...

En breve verán a qué me refiero. De momento, os dejo este texto para la reflexión:

Nuestro peculiar modo de vivir se debe a que habitamos al mismo tiempo en la realidad y en la posibilidad, en lo sentido y lo pensado, en el presente y en el futuro, en el determinismo y en la libertad. (J.A. Marina).

¡Feliz viernes!

lunes, 16 de abril de 2012

El elefante y el rey


El Elefante y el Rey

En una remota aldea, allá en el continente africano, vivía un elefante, rey de la manada. Había nacido en un tiempo en el que los elefantes no eran bien recibidos en ese lugar, ya que un macho de hiena, al que alguien llamaría Paquito, nadie sabe por qué, reinaba sobre la selva. Paquito se había adueñado del lugar después de una guerra librada contra los demás animales, organizados en sociedad solidaria e igualitaria: los leones cuidaban de los cachorros, las leonas iban a cazar tranquilas, las gacelas y los leopardos se turnaban para beber, en paz, y las serpientes se dedicaban a enrollarse entre hojas y edictos.  Paquito alejó de las zonas de pasto a todos los elefantes, a los que condenó al exilio.
Cando Paquito vio cercano su final, se acordó del rey de la manada.
-Mi tiempo se acaba, -pensó. Y no tengo heredero. Esta selva necesita un rey que siga con mi obra. ¿Quién mejor que alguien con fuerza y autoridad, alguien que se hará respetar por tradición?
Supo por unos cuervos que el rey de la manada había tenido un hijo: un elefantito juguetón, alegre y despreocupado, que se dedicaba a perseguir mariposas y a bailar con las hormigas.
     - Este será mi heredero, pensó la hiena. Lo educaré a mi manera, le enseñaré todo lo que sé y él continuará mi obra y reinará sobre los animales.
Y así ocurrió. Pero cuando Paquito murió, los animales descubrieron, sorprendidos, que el elefantito no seguía los pasos de Paquito. Limpió la selva y abrió su territorio a otros, los defendió de ataques de las hienas amigas de Paquito, desbrozó el terreno para que anidaran las palomas y abatió unos n que aceptar. e. Y el humano, algo desorientado y poco preparado para la vida, no tuvo otra opciienaas serpientes se dedicaban árboles para que sus hojas quedaran a altura de los más pequeños.
-            - ¡Qué buen Rey tenemos correaban todos los animales de la selva! Y todos eran felices…
En otro lugar remoto, un humano, rey de otra manada, se aburría en su palacio. Él no había nacido para rey: a él también le gustaba correr detrás de las mariposas y bailar con las hormigas. Pero otro Paquito, lo llamó un día para sucederle. Y el humano, algo desorientado y poco preparado para la vida, no tuvo otra opción que aceptar. Él también intentó defender a los animales de su territorio, pero los años pasaban y añoraba su vida de ocio y desenfreno.
Un día se fue a la selva, a matar el tiempo. De pronto, se encontró con el rey de la selva: era toda fuerza, alegría e inteligencia. Era bello, sereno, admirado por su coraje.
Cuando lo tuvo de frente, el humano reconoció en el elefante toda la bondad, la inteligencia y la  lealtad  de las que él había carecido a lo largo de su vida.
Y cuando el animal lo miró con compasión, no lo pudo resistir: disparó. 


miércoles, 1 de febrero de 2012

Confundir y confundirnos...

Estas últimas semanas son difíciles. Las medidas de este gobierno hieren la sensibilidad de cualquiera que lleve años trabajando por una sociedad más equitativa y más justa. El panorama, más que oscuro, es de tristeza por la desidia y la abstención de muchos y muchas que nos ha llevado a esta situación. Probablemente haya llegado el momento de hacer una profunda reflexión sobre posturas propias y ajenas; sobre la necesidad de unir fuerzas y no dividir por gustos y preferencias; o de confundirse de enemigos.
Los movimientos del 15M (en plural) abogan por atacar a los sindicatos, algunos sectores del Feminismo por dividir al propio Movimiento; personas que, hasta ahora, se definían progresistas por dejar 'trabajar' a los gobernantes, antes de opinar; etc. Tengo cada día más la impresión de asistir a un terremoto ideológico, una Gran Confusión orwelliana en un ineluctable camino hacia la distopía. La vuelta a 1984 (la novela y las decisiones del PP coinciden) debería hacernos reaccionar, a la vista de:
1.- La policía del pensamiento: la persistente rehabilitación de las autoridades eclesiásticas en los asuntos públicos, la supresión de valores laicos en la formación cívica y ciudadana del alumnado, la desaparición de la violencia de género para diluirse en el entorno familiar, el cuestionamiento del libre derecho a elegir o no la maternidad con la vuelta a una Ley de supuestos, la inculpación de jueces defensores de los derechos humanos, o de la reparación histórica, etc. hacen temer una progresiva censura del pensamiento, un adoctrinamiento en 'valores cristianos' próximos a las opciones de los gobernantes y alejados del ejercicio de la libre decisión sobre la propia realidad de ciudadanas y ciudadanos.


2.- La neolengua: En sus primeras y polémicas declaraciones, el nuevo ministro de Educación, de sonado apellido teutón, habla -como no- de la calidad de la enseñanza, y del profesorado. También insiste en un modelo bilingüe de enseñanza (entendiéndose bilingüe como inglés).  Nos deleita así mismo con eufemismos como 'mejores profesores', deja entender que la diversidad cultural y lingüística en el aula es causa del fracaso escolar  (habla de la avalancha marroquí, en Ceuta y Melilla, manipulando con alevosía la diversidad de lengua materna y nacionalidad) y apuesta por un modelo 'concertado' de la enseñanza (léase privado subvencionado con fondos públicos). Estamos ante una nueva jerga eufemítsica, digna de la Lingua Tertii Imperii a la que se refería  Kemperer, aludiendo a la transformación de la lengua, operada por el régimen nazi de la Segunda Guerra Mundial. Me atrevería a decir que en este momento, también, la policía del pensamiento orwelliana se inmiscuye en la terminología. Y, como indicaba Chomsky, refiriéndose a EE.UU., "haciendo que en numerosas ocasiones sea imposible exponer puntos de vista opuestos a la política imperante". 
3.- La terminología orwelliana, la legislatura año 2012 del PP:
Corriendo el riesgo de que se me echen encima los neocons (en francés algo así como un híbrido entre neoconservadores -neoconservateurs- y neocons -nuevos estúpidos-, me atrevería a comparar el discurso político actual y la categorización de ciudadanos y ciudadanas con lo imaginado por Orwell. Y si no, lean esto que pido prestado a la Wikipedia:

  • Caracrimen o Caradelito (facecrime), rostro con una expresión impropia (como por ejemplo mostrarse incrédulo ante el anuncio de una victoria), lo cual está perseguido por la ley.
  • Doblepensar (doublethink), habilidad de mantener en la cabeza dos pensamientos contradictorios, uno realista y opuesto a la doctrina del Partido, y otro moldeado y de acuerdo con éste, de manera que la forma de actuar, el comportamiento y el propio pensamiento sea congruente con lo que dictamine el Partido, independientemente de las demás ideas que haya en la mente.
  • Negroblanco (blackwhite), aplicada a un enemigo se refiere a la costumbre de afirmar descaradamente que lo negro es blanco (contradiciendo la evidencia, que es aquello que el Partido ha prescrito), mientras que si se refiere a un miembro del Partido significa afirmar de buena gana que lo negro es blanco, cuando el Partido así lo indique.
  • Patolengua o Patohabla (duckspeak). En el apéndice a 1984 Orwell explica:    Al final de cuentas, se esperaba que todos emitieran palabras desde la laringe sin que participaran en absoluto los centros del cerebro. Este propósito se admitía con toda fuerza en la palabra patolengua de la Neolengua, la cual significaba “graznar como un pato”. Igual que otras palabras del vocabulario B,patolengua tenía un significado ambivalente. Siempre y cuando las opiniones que se patolenguaran fueran leales, era una alabanza, así que cuando el Timesse refería a un orador del Partido como un patolenguado doblemásbueno le dedicaba un cálido y apreciado elogio.

Sirva esta entrada de mi blog como señal de alarma, como alerta naranja sobre lo que viene. Y como llamada a la unidad. Frenar en lo posible la debacle democrática con una oposición fuerte, ideológicamente comprometida y dispuesta a reivindicar con su trabajo los logros conseguidos. Apoyar a  los interlocutores sociales y organizar los movimientos ciudadanos, defender los derechos ciudadanos, la escuela pública, el derecho a la vivienda,  la autonomía y la independencia de las mujeres para decidir sobre su vida y su maternidad, trabajar por la corresponsabilidad, luchar por la dignidad de las y los trabajadores, defender la so(r)lidaridad, reconocer la aportación de las personas inmigrantes, optar por un modelo de codesarrollo real, trabajar la diversidad como riqueza y como hecho normalizado. Y cuestionar, cuestionar, cuestionar, sin prisa y sin pausa, la merma de derechos adquiridos, la corrupción del sistema, la apropiación indebida de los bancos. Se lo debemos a quienes nos precedieron y lucharon, nos lo debemos a nosotras y nosotros mismos, se lo debemos a quienes nos siguen en el viaje del tiempo.
¡Ningún paso atrás! Y si hay que volver a desalambrar, desalambremos. ¡Y hackeemos!





sábado, 24 de septiembre de 2011

La interculturalidad, ese concepto "démodé"


A vueltas con la rentrée y las tareas, nos enfrentamos a nuevos y viejos retos. Uno de ellos es el de hacer nuevas recetas con los mismos ingredientes de siempre: La interculturalidad (o la gestión de la diversidad, como algunos prefieren llamarla, aunque les separen matices) sigue siendo la asignatura pendiente de numerosos centros escolares.
La crisis económica y financiera no sólo tiene consecuencias en el consumo de las familias. Asistimos a la par a una crisis de valores –nos referimos a valores laicos, claro está- centrados en los derechos fundamentales de las personas.
Lejos ha quedado el interés institucional por la gestión de la escolarización de los niños y niñas de las familias migrantes, y más alejada aún de las primeras filas están las medidas socioeducativas de transformación del concepto de déficit inicial al de bagaje cultural  y de conocimientos que pudieran incorporarse al curriculum general, aportados por estas niñas y niños.

El desgaste de las palabras o su uso indiscriminado no ayuda a revalorizar el concepto. Este es probablemente el caso de la palabra ‘interculturalidad’, que costó definir para no confundirla con otros conceptos (multiculturalismo, culturalidad, culturas en contacto, choque cultural, etc.).
Se ha escrito hasta a saciedad sobre la importancia de una educación intercultural, centrada en las necesidades del alumnado, el respeto a las diferencias, y la hipotética construcción de un espacio común. Sobre la creación del clima de clase o el pacto de aula; sobre las actitudes del profesorado. Se ha reflexionado y analizado desde distintas perspectivas las buenas prácticas, las experiencias de éxito, las comunidades de aprendizaje…  Se han incorporado a los proyectos educativos las competencias básicas y la progresiva entrada de la tecnología en el aula.
Las actitudes del profesorado se han trabajado desde valores de empatía y a veces las aptitudes se han visto reforzadas a través de cursos de actualización, metodología y formación.
El crash bursátil, el hundimiento de los bancos de inversión, por su mala gestión de los capitales, y los parámetros que las empresas de control se han sacado de la manga (a posteriori, por supuesto), nos han llevado a la sensación de que este barco occidental hace aguas. Basta con echar un vistazo a la prensa para empezar los días deprimida.
Pero, ¿por qué hemos llegado a esto?

Las causas subliminales (o no) del malestar
-El desmoronamiento de las sociedades occidentales, (todas basadas en un único modelo económico liberal capitalista, de corte estadounidense) demuestra una equivocación de base: anteponer el rendimiento empresarial a la formación de la población en general, a la democratización real del sistema educativo y sanitario, basado en una apuesta sólida por el gasto público;

-       El modelo económico pactado por las fuerzas aliadas al concluir la II Guerra Mundial, con el objetivo claro de la reconstrucción de Europa, no ha sabido adecuarse a la evolución de sus estados-naciones.  Para entendernos mejor, diría que no se ha tenido en cuenta el factor de obsolescencia del modelo, centrado en una política de hiperproducción industrial.   

-       La mayoría de los países europeos mantenían colonias en África y Asia y se alimentaban de materias primas a precios ridículos.  El modelo democrático que Europa pretendió implantar en África es el mismo que esclavizó a miles de africanos, impidiendo que  se volvieran autónomos. La presión ejercida por Occidente, la superioridad de una sociedad sobre otras, la evangelización salvaje en nombre de “la civilización” mantuvieron durante medio siglo a las populaciones indígenas en la más auténtica sumisión.

-       La bonanza económica de los países europeos democráticos de los años sesenta, llamados “Golden years” al norte de los pirineos, con la popularización del turismo, de los medios de transporte (Ma voiture, c’est ma liberté, rezaba un anuncio de Renault a finales de los sesenta),  el desarrollo de la clase media y el “baby boom”, consecuencia de lo anterior, crearon el espejismo de la eternidad.  La paz  conseguida y la posterior reconciliación con Alemania, premisa a la unificación europea, dibujaron un panorama idílico e infranqueable al desaliento.

-       La ‘caída’ del muro de Berlín y el posterior desmantelamiento de la Unión soviética reforzaron la pertenencia a un territorio libre de peligros, orientado hacia el bienestar y el desarrollo económico.

-       La guerra del Golfo hizo tambalear los cimientos de la impunidad y la Operación Libertad  acabó de rematar a Superman, dejando miles de víctimas y un territorio devastado.

-       Los atentados de  Septiembre de 2001 acabaron con el imperio. Más que atacar las Torres Gemelas y dejar miles de muertos, atacaron directamente la moral de los estadounidenses y, por ende, del resto de Occidente. Éramos vulnerables. Podían con nosotros, con las superpotencias mundiales y con su modelo y sistema de vida.
La crisis económica, moral y de valores empezó entonces. Entre otras cosas, porque se paralizaron los desplazamientos, se redujeron las inversiones en viajes turísticos y muchas empresas europeas se fueron a la ruina por la desconfianza estadounidense. Empezaron el rencor, la estigmatización de las poblaciones no “caucásicas” y la demonización del Islam, como revulsivo.

-       Los países europeos del norte, colonizadores venidos a menos, fueron receptores de oriundos de sus colonias desde la independencia de esos países, por lo general, en la década que abarca 1953 a 1963. Argelia, Marruecos, Túnez, El Congo belga, entre otros muchos (sin contar con las ex colonias de Gran Bretaña), constituyeron bolsas de emigración que los colonizadores recibieron con mala conciencia, pero con necesidad de mano de obra barata y poco preparada.  Desde su situación de ciudadanos y ciudadanas de segunda categoría, contribuyeron al desarrollo industrial de quienes ya los había explotado durante años… Surgieron los barrios periféricos, auténticas conejeras aisladas del centro de las ciudades, mal comunicadas, sin infraestructuras ni propuestas culturales.  Los hijos e hijas de esas familias se iban incorporando al sistema educativo, dando por supuesto que dejarían la escuela en cuanto acabaran el ciclo obligatorio.          Se fue creando, de esta manera una subcategoría de ciudadanos y ciudadanas presos de las circunstancias y sin horizonte. Hoy, en 2011, los primeros inmigrantes ya son abuelos y algunos bisabuelos, pero siguen imperando la desigualdad y la violencia en los barrios del extrarradio. Basta echar un vistazo a las noticias de los últimos años, al respecto.

-       Mientras, en España, íbamos progresando. El asentamiento paulatino de los valores democráticos, la ayuda europea a nuestro desarrollo, la revalorización de los terrenos rústicos y la creación de la burbuja inmobiliaria cegaron a una población hambrienta de espejismos y de consumo. Vanitas vanitatis. También empezaron a llegar trabajadoras y trabajadores extranjeros, y “descubrimos” la diversidad. En 1994 empezaron las primeras reflexiones sobre inmigración y diversidad, balbuceos bienintencionados que se convertirían en un voluntarioso modelo  intercultural, a principios de los años 2000.

¿Qué le debemos a la inmigración?
La unicidad forzosa del Estado español durante los cuarenta años de franquismo ocultó  la diversidad cultural interna, relegándola a muestras de folklore regional. La diversidad lingüística se justificó transformando lenguas en dialectos.
La llegada de la democracia y la elaboración de la Constitución rectificaron con acierto y devolvieron a las regiones su idiosincrasia y su dignidad.
Tendríamos que esperar, sin embargo, a la llegada de las primeras mujeres inmigrantes y de sus hijas e hijos, para volver a darle importancia a la diversidad en el aula.
Las buenas perspectivas económicas de España en la década de los noventa y principios del dos mil atrajeron a miles de personas procedentes de países menos favorecidos. Las aulas cambiaron de color, el profesorado entró en pánico, y las medidas compensatorias empezaron a llover: había que encontrar soluciones a corto plazo.
A medida que se incrementaba el número de personas extranjeras, se modificó el punto de partida. Lo compensatorio no era suficiente, ni ideológicamente aceptable. “Queríamos trabajadores, y vinieron personas”. Con necesidades específicas pero también con muchas cosas que compartir con nosotros. Su trabajo, en estos años contribuyó en gran medida a que la Seguridad Social estuviera por primera vez en superávit… a veces se nos olvida.  Sus hijos e hijas cambiaron las aulas. De pronto se nos abría un mundo de posibilidades, de aventuras, una oportunidad de conocer gente y países desde dentro, y sin movernos de casa.  Ese no movernos es sin embargo, uno de los fallos vividos.
Empezamos a hablar de interculturalidad, de gestión, de respeto o de tolerancia, con el mismo desamparo de siempre. El gobierno apoyó/apoya estudios, formación, actividades en este sentido… pero es necesario atreverse a decirlo: la interculturalidad ya no está de moda.
Con la crisis económica y financiera de la que hablé al principio, se nos han ido las ideas. Vivimos al día, con miedo: miedo a perder el trabajo, miedo a los cambios de gobierno, miedo a la quiebra de la Seguridad social que nos dejaría sin jubilación… miedo al desahucio… miedo a tener hijos, miedo a ser (no vayamos a molestar a alguien). Y la educación, la interculturalidad han pasado a tercer plano. (A segundo plano hemos pasado las mujeres, por aquello de “ahora son importantes otras cosas”).

En este inicio de año académico, pues, que es –también- año de elecciones generales, me gustaría que recordáramos todo esto. Las causas y las consecuencias de la Historia, pero –también- la de nuestros actos individuales y colectivos.  Tenemos por delante un gran reto: el de cambiar un sistema obsoleto, el de mirarnos a la cara y arrimar el hombro. Tenemos por delante cambiar el modelo de sociedad que nos ha visto crecer y que se ha ido modificando a medida en que el mundo lo ha hecho.
Más que nunca tenemos que apostar por la educación pública, multicultural, plurilingüe y mestiza. Este es el futuro. Este es el camino.